Zones À Défendre (ZAD)


Mettre fin aux destructions en cours


Une Zone À Défendre c’est un « libre et fantastique foisonnement des multiples façons dont la vie peut s’inventer sans cesse ».

Il s’invente sur une ZAD des formes de vie, d’habitats et d’agriculture fondées sur le partage, la rencontre, le soin du vivant et des biens communs.

« Une proposition écologique ne peut être sérieuse que si elle s’en prend frontalement à l’indépendance des faits économiques. Et c’est très exactement ce qui se passe sur les ZAD. On remet au premier plan des relations basées sur la solidarité, l’entraide, le non-chiffrable, on s’échange de la nourriture à prix libre et, plus généralement, on dissout la sphère économique dans la réalité de la vie sociale. Ce faisant, on libère les espaces permettant de tisser avec les non-humains et le territoire des relations de sujet à sujet, colorées de liens affectifs, empathiques et présentant toutes les nuances de ce qui n’est pas marchandisable. Personne, sur une ZAD, n’aurait l’idée de faire appel à la notion de service écologique ou de séparer les questions sociales et les questions environnementales. Le territoire et ses habitants non-humains ne sont plus ni des ressources ni des sanctuaires mais, en somme, des voisins, avec lesquels il s’agit de partager au mieux un monde commun. »

Alessandro Pignocchi, Entretien publié sur Le Partage (2019)

« Depuis une dizaine d’années, l’expérience zadiste force les perspectives sombres du siècle débuté et offre aujourd’hui une réelle alternative au « business model »  qui nous est ouvertement asséné et nous fait miroiter un futur à l’horizon dégagé, fait de « villes intelligentes », de « territoires intelligents » et même de « ruralité intelligentes » (sic). C’est, a contrario, en définissant les linéaments de la ruralité vraiment intelligente, ou tout simplement vivante, qui s’expérimente à Notre-Dame-des-Landes, que l’on fera émerger ce que pourrait être le patrimoine du 21e siècle, ou plutôt une nouvelle conception du patrimoine pour le 21e siècle : une capacité à se dire responsable du monde dont nous héritons et à agir en conséquence pour avoir la possibilité de transmettre aux générations suivantes une Terre encore habitable ; un sens aigu de l’attention et du soin aux autres et à tout ce qui nous environne, qui se situe aux antipodes de la brutalité du capitalisme ; une disposition pleine et entière à construire des relations réellement égalitaires, hors de toutes relations de pouvoir et de domination de qui ou de quoi que ce soit ; une aptitude plébéienne à se rendre ingouvernable, à refuser d’être « fait » par d’autres, qu’ils soient élites gouvernantes, systèmes ou institutions, sous prétexte qu’il n’y aurait pas d’autre solution, une assurance dans la nécessité de toujours mettre en œuvre toutes les capacités critiques et dans la conscience que les solutions se trouvent dans la reconnaissance des dissensus et non dans les acceptations molles et consensuelles ou dans les trompettes universalistes…»

Jean-Louis Tornatore, texte publié sur Lundi matin (2018)
Zad de Roybon contre le projet de complexe touristique Center Parcs


Sites d’informations générales

Répertoire des ZAD